Il ne pourra pas recevoir Titilou avant mercredi matin mais nous propose de passer chercher une collerette plus grande que celle que l'on a pour empêcher le félin de se ronger la patte jusqu'à l'os. Steph se colle au voyage (elle a la responsabilité divine de la ménagerie de la maison) et emmène son appareil photo pour montrer l'état des membres postèrieurs d'Attila au docteur. Du coup, celui-ci nous dégotte finalement un rendez-vous lundi matin à 8h30.
Hier, donc, pendant que Steph bosse (mais que je suis en vacances), je charge Attila dans sa cage de transport direction le cabinet du vétérinaire. Avec le chat, on a bavardé pendant tout le trajet : il s'exprime toujours beaucoup quand on voyage en voiture... à l'entendre on pourrait croire qu'on le mène directement à l'échafaud. Bref j'arrive chez le véto, je réponds à deux ou trois questions et donne le carnet de santé du matou puis on passe quelques instants dans la salle d'attente.
Notre tour arrive. J'étais en train de feuilleter un livre sur les chats dans l'art. Le docteur s'empare de la cage de transport et emmêne Attila dans le salle d'examen. Le véto pose la cage sur un meuble et commence à ouvrir la cage de transport par le devant... mais là, c'est l'échec, il ne pourra pas faire sortir le fauve par ce côté... vu la taille de la collerette on arrivera pas à avoir plus que les moustaches. Nous nous attaquons aux crochets du haut pour libérer un Attila qui continu à causer. Le véto chope le minou et le pose par terre... le gros père s'est laissé faire sans rien dire et commence à se ballader dans la salle d'examen. Un porte ? "Hop je vais aller voir si je ne peux pas sortir par ici..." Pendant qu'Attila, super à l'aise, visite la petite pièce je discute avec le véto pour lui expliquer symptômes et l'historique. J'en profite pour dire qu'on a été obligé de prendre la plus grande des collerettes (taille petit chien) pour que le matou cesse de se lécher.
Le véto prend le chat... toujours pas de griffe ni de marque de mauvaise humeur... J'avoue que sur le coup je suis sur le cul... Le docteur tâte l'abdomen du minou pour voir si il n'y a rien de perturbant qui puisse causer la diarhée... il manipule le chat d'un peu partout puis le repose par-terre. Tout en faisant cela on parle et il me semble que ce n'est pas évident. Attila s'est léché les pattes car le maintien dans la cage a perturbé son habitude de vie (sortir comme bon lui semble) et il a maintenant pris pour habituel ce léchage. Le traitement pour guérir ne passe pas : vomissement et diarhée avec les antibiotiques. Il faut aller enlever le problème plus à la base : le véto veut diminuer le stress du chat... et propose donc de le coller sous Valium ! Ainsi, diminution du stress et diminution de la douleur physique si il en reste au niveau de la patte. Pendant que le véto prépare la pochette de médocs, Attila se répends en calins dans mes jambes et dans celles du toubib : Attila est tombé amoureux du véto !!!
Au bout de deux jours, on doit enlever la collerette et vérifier qu'il ne se lèche plus. Si il arrête ses coups de langue insistant sur les pattes, il aura le droit de ressortir et dans 15 jours, nouveau point avec le véto et éventuellement diminution de la dose quotidienne de Valium.
Hier soir, Attila a eu le droit à son premier demi comprimé... Pour nous la nuit a été plus peinard mais lui, il s'est vautré quelques fois du lit...
Et il n'y a plus qu'a espérer qu'on en fera pas un junkie qui ne fera rien de sa journée, glandant sur le canapé en attentant sa dose...
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La période s’y prête bien en ce moment… au boulot, beaucoup de monde rumine, soupire, s’exaspère, ronchonne, grogne, bougonne, se plaint : « je fais ce que je peux »,
« mon équipe est incomplète, alors… », « y’a trop de boulot, alors ton truc… », « On ne peut pas tout faire ». Des « alors… » finissent des phrases qui
sous-entendent beaucoup d’autres pensées et la production qui appartient à tout le monde devient vite la propriété du quémandeur (dont je fais partie soit dit en passant… ce qui, si c’était le
cas, me rendrait particulièrement riche). Bref, malgré La Crise (tiens d’ailleurs comment l’appellera-t-on dans le futur cette crise), tous les gens de la Fab ont trop de boulot. Là, il y a
paradoxe… Crise d’un côté de la balance et trop de boulot de l’autre. La Crise, c’est comme partout le carnet de commande qui maigrit. Quant à la masse de travail c’est Le gros projet de
transformation de la ligne qui doit envoyer l’entreprise dans la cours des grands. Et là, où les deux ont une furieuse tendance à fusionner c’est lorsque les contrats temporaires de nombreux de
nos collègues ne sont plus prolongés : bah oui, il faut que l’entreprise économise malgré la quantité de travail qui gonfle. Et certains des temporaires sont des temporaires de longue
date : déjà formés et plutôt bien autonomes… Une somme d’éléments qui finalement augmente la masse de travail pour beaucoup de monde.
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