Musique/Ciné/bouquins...

Mercredi 2 avril 2008
La Vague, de Todd Strasser...
je viens de terminer ce roman, et vraiment, je voulais vous le faire partager.

Ce livre est basé sur une expérience réelle qui s'est déroulée aux Etats-Unis dans les années 70...

A la base, une classe de terminale tout ce qu'il y a de plus normale... un cours d'histoire traitant de la seconde guerre mondiale... Un film sur les camps de concentration et le nazisme... et les questions qui en découlent...

"Mais comment les gens ont-il acceptés cela ?" "Mais comment peuvent-ils dire qu'ils ne savaient pas ?" "Mais ce n'est pas possible que tous aient été ainsi endoctrinés" "Ca ne se reproduira jamais !"

Le professeur d'histoire, Ben Ross, ne sait pas répondre à ces questions. C'est vrai : comment expliqué que tout un peuple ait suivi le chemin de la violence et perdu son libre arbitre ? cela semble surréaliste ! C'est de ce constat que ce professeur décide de tenter une expérience.

Dès le lendemain, il décide de créer un mouvement autoritariste dont il serait le leader... il ne prévient pas ses élèvre, et leur impose une discipline de fer. Ces derniers, croyant à un jeu, s'amusent... mais au bout de quelques minutes, ils sentent un esprit de groupe, une force qu'ils ne soupsconnaient pas, prendre forme au sein de leur classe.
Il n'ont plus a réfléchir, ils n'ont qu'a obéir... les différences sociales disparaissent.

Tous se prennent au jeu, et c'est ainsi qu'en quelques jours la classe crée "La Vague"... les règles en sont claires : chaque membre devra se saluer chaque fois qu'ils se croiseront, le culte de la personnalité du leader sera suivi, les slogans devront être répétés plusieurs fois par jour... Le groupe se soude et s'étend.

Très vite, tous les membres du lycée sont membres de la Vague... par peur au début : les non membres sont menacés, exclus, voire tabasser... par conviction ensuite : la discipline de fer imposé par le mouvement est tel qu'il permet de se fondre dans le groupe...

La reflexion et le libre arbitre disparaissent... Tous sont endoctrinés, et sans même s'en apercevoir, tous agissent de la même manière que le peuple allemand sous le régime nazi...

Ce livre est passionnant. Il ne m'aura fallu que quelques heures pour le dévorer. Et je pense le relire dans très peu de temps... De part l'histoire qui y est raconté, de par le vécu de ces élèves et de ce professeur (qui s'en s'en rendre compte sera complètement absorbé par son rôle de leader dictateur et y prendra goût...), nous en appenons beaucoup sur l'humain.

La bête immonde ne reviendra jamais ? pouvez-vous en être certains ? et nous... agirions-nous de la sorte ? serions nous les moutons d'un mouvement arbitraire ?

A toutes ces questions, nous pensons pouvoir répondre et sommes certains que nous, nous serions différents... mais est-ce si sûr que cela ?
Pour répondre à ces questions, n'hésitez pas à lire ce chef d'oeuvre !

Pour moi... plus rien n'est sûr... ce livre m'a appris l'humilité, et je dois dire que c'est effrayant ! Un livre magnifique qui laisse un goût étrange dans la bouche...
Par Stéphanie
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Dimanche 3 février 2008
Drôle de titre non ?
C'est celui du livre que je viens de terminer. Il a été écrit par une adolescente de 17 ans, Justine, qui nous raconte sa tragédie.
Sa tragédie qu'elle partage avec des miliers d'autres adolescentes ... Cette tragédie est une maladie qui porte un nom terrible : ANOREXIE MENTALE...

Dans ce livre sans  concession, Justine nous explique comment un banal régime l'a fait tomber dans l'enfer des Troubles  Compulsifs Alimentaires (TCA) et a failli lui coûter la vie...

Justine a 14 ans, quand elle décide de faire un régime : comme beaucoup de filles de cet âge, elle est complexée et aimerait ressembler aux mannequins filiformes et decharnés que l'on nous montre bien trop souvent dans les magazines et que l'on mets en avant comme étant des canons de beauté... en plus, Justine est gourmande et ne sait pas se réguler... Ses parents se moquent d'elle, lui disent qu'elle est trop grosse.

Elle cesse donc de s'alimenter, tout simplement. Et très vite, elle perd du poids... et se retrouve dans la spirale infernale : jamais assez mince, jamais assez maigre à ses yeux. L'image qu'elle voit dans le miroir est celle d'une baleine faite femme... en réalité, elle ne pèse plus que 36 kg pour  1m76...
Elle fait vivre l'enfer à sa famille, car plus elle se prive de nourriture, plus elle veut les voir manger... comme si elle-même mangeait par procuration à travers eux...

Sans égard, sans se chercher d'excuse, Justine explique comment elle triche, à quel point elle souffre, ses hospitalisations, comment elle vit les alternances d'anorexie et de boulimie...

Un livre poignant... A mettre entre toutes les mains des jeunes filles qui pensent qu'il faut impérativement être mince pour plaire... Un livre qui montre les dangers du diktat de la maigreur imposé par la mode..; Un livre qui montre les dangers de cette terrible maladie...

Un livre qui retrace sans complexe, mais avec beaucoup de pudeur, les difficultés de soigner ces jeunes filles, et la dévastation que cette maladie entraine dans les familles...

Un livre court, mais passionnant : A lire !

D'ailleurs ce livre m'a d'autant plus passionné que l'histoire de cette Justine m'a fait pensé à une jeune de 22 ans que j'avais rencontré lors d'un stage en clinique psychiatrique spécialisée dans les Troubles Alimentaires.
Elle était anorexique également... d'une intelligence rare, méthodique... tout comme Justine. Les deux histoires se recoupaient, se ressemblant beaucoup. Le serpent de l'une était le petit monstre de l'autre... cet être qui leur parle en leur conseillant de ne pas manger, de ne pas se salir, de rester pur et de tout contrôler en commençant par leur corps. Cet être intérieur qui les emmène vers une mort certaine, mais qui leur jure qu'elles ne mourront pas.
D'ailleurs... est-elle encore vivante cette fille à laquelle je pense et dont je m'étais sentie si proche  l'époque ?

L'histoire de beaucoup d'anorexiques en fait... un appel au secours constant, un besoin d'amour permanent... L'anorexie ou la façon de se gommer pour mieux être vue ?
Je ne cesse de me demander pourquoi ces femmes en devenir cherchent à redevenir enfant : perte de leurs formes de femme, arrêt des règles... Est-ce une façon de rester le bébé de ses parents ? C'est tellement compliqué comme maladie.
Ce livre a su m'apporter quelques réponses, mais vraiment, malgré les différentes expériences vécues auprès d'anorexiques, cette maladie reste un grand mystère pour moi !
Par Stéphanie
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Mercredi 30 janvier 2008
Cette fois, c'est bien du Prix Renaudot dont je vais vous parler.

Ce livre a été offert à Clément pour Noël, et bien entendu, en parfaite chieuse que je suis, je me suis empressée de le lire avant lui.

Et, bien que je ne sois pas une grande critique littéraire, je dois dire que j'ai ADORE !

Dans un style à la fois drôle, simple et passionnant, Daniel Pennac nous livre, se livre, comment il a transformé le cancre qu'il était en professeur.

Et c'est passionnant de voir à quel point certains profs nous marquent et peuvent changer une vie... C'est ce qui lui est arrivé : quelques profs d'exceptions qui ont su lui donner l'amour de l'apprentissage et le don de l'enseignement.
Dans un style sans complexe, mais néanmoins pudique,  il nous parle de l'amour qu'il a pour ses élèves, les bons et les mauvais, les surdoués et les incapables...
Il nous livre ses secrets... où comment un pronom peut nous pourrir l'existence, et comment trouver les réponses pour empêcher cette saleté de pronom de nous enquiquiner...

Un livre plein d'une certaine forme de philosophie, plein de tendresse et de remise en question... Le livre d'une vie, d'un homme, d'un professeur...

Vraiment, je le recommande !
Par Stéphanie
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Dimanche 4 novembre 2007
Petite rubrique culturelle... Apparement, ca fait longtemps qu'on a pas écrit dedans : manquerions-nous de  culture ? possible...

Mais je vais essayer de à ce manque en parlant un peu du dernier livre que j'ai  lu : La mort suspendue de Joe Simpsons.

Pour faire un résumé rapide, ce livre est l'histoire vraie de deux alpinistes ferus d'escalade qui avait le rêve fou de conquérir un sommet jugé impossible :  Le Siula Grande.
Ce sommet situé dans la Cordillières des Andes au Pérou culmine a 6000 mètres.

La montée se passe presque sans difficultés (j'ai dit presque !) et les deux alpinistes de l'extrême sont les premiers a ouvrir une voie vers  le Siula Grande.
Mais la descente sera plus difficile...

Dès le départ, ils sont surpris par des difficultés qu'ils n'avaient pas prévu, et Joe se casse la jambe. Une fracture, a cette altitude est synonyme de mort. Mais les deux hommes tentent quand même de survivre, et entament un combat contre le froid, le temps et la douleur.

Le pire reste a venir : Joe, descendu par son camarade Simon, chute dans une crevasse profonde plusieurs mètres. Suspendu au bout de la corde, il ne peut plus rien faire : sa jambe brisée l'empêche de remonter, et la paroi est bien trop verticale pour  qu'il puisse imaginer se mettre à l'abri.

Un peu plus haut, Simon ne peut remonter son ami : il est trop lourd, et la neige est trop instable... Il finit par être entrainé par le poids de Joe.
Seule solution pour lui : couper la corde, avec les conséquences que ce geste implique.

A partir de ce moment là, les histoires des deux hommes diffèrent : que pense celui qui a du couper la corde, et qui se sent meurtrier de son ami ? Que pense celui qui, au bout de la corde, chute sans savoir ce qui se passe ?

Joe s'en sort miraculeusement... mais comment fera-t-il pour survivre, coincé au fond d'une crevasse, la jambe brisée en plusieurs morceaux, sans eau, ni nourriture, coincé sur une minuscule plateforme de neige avec le vide pour plancher ?
Comment fera Simon pour redescendre seul, ayant perdu tout son matériel dans la chute, et ruminant sa culpabilité dans la mort de Joe (il ne peut pas imaginer une seul seconde que Joe soit encore vivant)

Ce livre est magnifique : il décrit d'une façon incroyable les sentiments des protagonistes. Il est un témoignage exceptionnel sur la souffrance physique, morale, et aussi sur l'amitié entre deux hommes.
Il nous montre aussi combien l'envie de vivre peut pousser un homme a dépasser ses propres limites, comment la vie peut se battre contre une mort qui semble avoir déjà gagner la bataille.

Rajoutez à tout cela des descriptions de paysages plus que sensationnel, et vous obtenez un livre de grande envergure.

Je l'ai dévoré en trois jours,et très franchement, je le conseille !
Pour les plus faignants, le film existe aussi... mais il est bien moins fascinant. Enfin... les films sont toujours moins bons que les livres de toute façon !

Par Stéphanie
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Dimanche 23 septembre 2007
Serge Tisseron : Psychanalyste et médecin, et également dessinateur : il a réalisé, en 1975, la première thèse de médecine en bandes dessinées. Serge Tisseron a également publié aux éditions Aubier Tintin et les secrets de famille (1992) qui prolonge et amplifie les résultats de ce livre.

La séparation, l'attachement paternel et maternel, les miroirs...
C'est probablement à travers les grands thèmes de la psychanalyse que sont décortiqués les 22 albums de Tintin (de Tintin au Congo à Tintin et les Picaros) et bien que la 4ième de couverture atteste de la confirmation des hypothèses du bouquin par la réalité, j'ai eu un mal fou à comprendre ce que je lisais. La navigation entre des phrases alambiquées et les trébuchements sur des mots que je ne considérerais pas comme usuel ne m'ont pas facilité l'assimilation des théories.
Finalement, je ne sais pas si j'ai profondément pas accroché ou si j'ai un peu de mal encore à me laisser emporter par les théories psychanalystes.

Steph vous fera peut-être un compte rendu plus complet lorsqu'elle aura lu ce petit livre mais pour ma part, je préfère m'attacher aux divers ouvrages d'Albert Algoud ou de Ted Benoit sur Tintin...
Par Clément
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Mardi 4 septembre 2007
Il y 'a quelques temps,  un étudiant belge a demandé la censure pure et dure de la BD "Tintin au Congo"

Bon, ce n'était  sans doute pas pour faire de la pub  à Hergé, et  encore moins pour attirer des lecteurs sur ce tome, mais en tout cas, j'ai voulu le relire pour comprendre les  raisons de son indignation.

Et j'ai compris ! 

En effet, il faut interdire ce titre ! C'est un scandale !!

Dans la même BD, on voit un Tintin , Belge d'origine, afficher un flegme tout britannique face des situations ahurissantes ! 

Il se fait attaquer par  la tribu des  M'atouvou, et s'en sort comme par miracle grâce à une ruse de sioux (vous reconnaitrez tout de même que ces deux tribus n'auraient jamais du se rencontrer !) :  il cache un aimant hyper puissant derrière les arbres afin de dévier les flèches...  Et là, je dis bravo :  personnellement,  je me promène rarement avec un aimant sur moi...  bon, c'est vrai, je ne suis pas Tintin !

Ensuite,  il parvient à se débarrasser d'un  léopard en lui  faisant avaler une éponge et en le faisant boire de l'eau... là aussi  je dis bravo !  ce serait que de moi, face à un léopard, je cherche pas à comprendre : je fuis !
bah Tintin, il a même pas eu peur. Paf, il voit le léopard, il lui balance une éponge à la gueule (et sur ce coup là, il a eu de la chance : le léopard, il a  gobé l'éponge sans se poser de questions, comme ma chienne quand je lui lance un bout de pain...), après, il lui donne un seau d'eau, et cette brave bête la boit sans hésiter, et paf, se mets à gonfler comme une baudruche ! Trop fort ce Tintin...

Sans oublier que  Tintin, c'est un sacré Braconnier ! et ça, c'est mal !
Histoire de manger un bout, il tue tout un troupeau d'antilopes... et franchement, s'il mange tout ça, il  rendra Gargantua vert de jalousie !
Pour le fun, il tue  un lion...  massacre un éléphant (pour les défenses... mais  quand même ! le trafic d'ivoire, c'est interdit par  la loi), fait exploser  un  rhinocéros,  permet à un boa de se manger tout seul,  fait massacrer cinq crocodiles,  tue un  singe pour se déguiser, etc etc...  Autant  d'espèces en voie d'extinction.

Franchement, il est pas écolo Tintin !!  Si la planète  va si mal, pas de doutes, c'est entièrement de sa faute !

En plus, c'est vrai... les  "hommes africains " (là, je cite Sarko dans son dernier discours à Dakar), ils sont vraiment représentés comme des  sous-hommes attardés et stupides. Heureusement que le colonialiste Tintin vient  leur apprendre combien font  2+2... mais bon,  il leur  à tout de même affirmé que "2+2 =... Un léopard !"

Comment voulez-vous qu'ils apprennent aussi si on leur dit  des bêtises pareilles ????? Franchement... Tintin, c'est pas bien de se moquer ainsi  !

Et encore ! j'ai pas encore parlé de Milou ! Un brave toutou... ouais, tu parles ! Il est peureux qu'il en peut plus, et il se fait passer pour un héro. Bah en fait, Milou, c'est du flanc... 

Bref,  faut interdire Tintin !  De sa faute,  la  planète va mal, plein d'espèces disparaissent, et  Sarko est persuadé que "Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. 

"Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès".

En gros, si Sarko est ce qu'il est... c'est à cause de Tintin ! Et ça, c'est déjà un motif  de censure !


Cet article est a prendre au 25ème degré : j'adore Tintin, et même s'il est vrai que des choses peuvent paraître choquantes, il ne faut surtout pas oublier de remettre les choses à leur époque.
Or, en 1930, beaucoup d'espèces animales n'étaient pas en voie d'extinction, et le Congo était une colonie belge.
Cet album est aussi a prendre au second degré puisqu'Hergé s'en est servi afin de montrer une grande partie des préjugés de ses contemporains envers les africains (Hergé a d'ailleurs déclaré à ce sujet : « Pour le Congo tout comme pour Tintin au pays des Soviets, il se fait que j’étais nourri des préjugés du milieu bourgeois dans lequel je vivais… C’était en 1930. Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l’époque : "Les nègres sont de grands enfants, heureusement que nous sommes là !", etc. Et je les ai dessinés, ces Africains, d’après ces critères-là, dans le pur esprit paternaliste qui était celui de l’époque en Belgique.»)
Hergé était profondément anti-colonialiste, comme le prouve son album "Le Lotus bleu" dont je parlerais peut-être un jour.

Après, en ce qui concerne les dires de Sarko au sujet de l'Afrique... là, je n'y peut rien... et malheureusement, ce n'est sans doute pas du 2nd degré dans son cas...



 
Par Stéphanie
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Lundi 27 août 2007

Après avoir vainement tenté de télécharger Persepolis (hein ? quoi  j'ai dis télécharger ?? mais ca va pas la tête ! c'est illégal le téléchargement !!!), Clem et moi avons finalement décidé de dépenser plein d'euros pour aller le voir au cinéma (vous avez vu comme c'est devenu un luxe d'aller au ciné ? bonjour le plaisir populaire ! enfin... ne soyons pas pingres, payons nos places :P et le sujet du débat n'est pas là)

Nous voilà donc samedi soir... enfin soir, 17h55... c'est ça de travailler à l'hôpital et de pas avoir des horaires normaux : tout doit s'adapter au levé 5h30 du dimanche matin pour cause de boulot.

Donc, je disais : nous sommes allé voir Persepolis, magnifique film (dessin animé ?) inspiré de la bande dessinée de Marjane Satrapi.

En gros, l'histoire est celle de l'Iran, vu et vécu par une jeune fille. Mais bien que le côté historique soit présent tout au long de l'histoire, à aucun moment on ne s'ennuie. L'Iran est décrit avec ses côtés les plus sombres, mais aussi avec ce qui fait de ce pays un endroit dont les habitants sont fiers... Tout y passe : de la chute du chat (pas le minet, le roi !), de l'arrivée des intégristes religieux, en passant par l'éducation, et les "illégalités" des habitants ayant choisit le côté de la vie et de la liberté.

Mais ne revez pas : une petite attaque du monde occidental et de son égoïsme légendaire est bel et bien présente ! C'est vrai... nous qui nous sentons si forts et tellement meilleurs que les pays orientaux, nous laissons des gens mourir dehors. C'est d'ailleurs une expérience vécue par Marjane Satrapi... et elle montre fort bien nos forces et faiblesses. Tout en prouvant tout de même que nous sommes bien mieux dans un pays libre.

Bref : une critique juste et sans faux fuyant du monde moderne. Le tout agrémenté de magnifiques dessins, sans fioritures et tellement éloquents...

Un grand moment de cinéma ! à voir et à revoir...

Par Stéphanie
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